•  http://interactive.guim.co.uk/embed/2014/apr/image-opacity-slider-master/index.html?ww2-dday

     

    Concernant les otages Ridel & Daguet

    Les Allemands ont consenti à ce qu'il soit soigné à son domicile où des médecins militaire allemands exerçaient un contrôle. Mon père ou moi allions le voir dans sa chambre où il était alité. Puis la surveillance des Allemands s'est peu à peu allégée et Fernand Ridel a pu s'éloigner dans les Côtes-du-Nord.

    Concernant Daguet il s'est sucidé plus tard la date je ne sais pas mais porté par la culpabilité il aurait regretté ne pas faire partie des fusillés.

     

     

    http://maquis.voila.net/index.html

    http://www.tracesofevil.com/

     

     

    Info/actualités

     

    - Exposition des deux guerres mondiales à Nantes au Chateau. Orrion est vivement critiqué sans l'analyse nécessaire...

    - Les Dictateurs déchus : Hissen Habré, Ben Ali, Hosni Moubarak, Laurent Gbagbo, Manuel Noriega, Dadis Camara, Jean-Pierre Bemba, Charles Taylor, Jean-Bertrand Aristide, Alberto Fujimori, Mengistu Haïlé Mariam, Edouard Chevardnadze, Kourmanbek Bakiev, Pervez Musharraf, Muhammadu Buhari, Jean-Claude Duvalier, sauf erreur ou omission et combien d'autres ? 

    Teodoro Obiang, Ali Bongo

     

    - Carreaux de faïence provenant du café le CommerceInfo/actualitésutilisés comme décoration murale. Les autres tableaux représentant le chateau de Clisson sont à la maison.

     

    Insolite : entre les deux guerres, cimetière de bateaux

    sur le canal maritime de la Martinière Info/actualités cf/M-A Gautier

     

     

    http://rikostnaz5.blogspot.fr/2012_08_01_archive.html un plein de photos des bombardements

    - Michel Slitinsky est dcd ancien résistant et passeur de mémoire est dcd

    - Patrimoine en danger!? St-Nazaire ABP

    http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=25650&searchkey=bombardements=

    - Le 23 novembre 2012, colloque, les Vendéens face à la seconde guerre mondiale avec Alain Gérard et ... à L'Historial de Vendée

    Bombe ardente?

    Info/actualités

     

    - Grosse coquille sur Wikipédia rue Alexandre Fourny et sur la vidéo.

     

     Info/actualités

    - La plaque commemorative rue du Roi Albert n'a jamais été remise après les travaux.

    - Elle avait survécu aux bombardements de 1943... jusqu'à sa disparition hier soir. La façade de l'immeuble des ex-Messageries Hachette, au 15 bis rue de Strasbourg à Nantes, a été grignotée par des engins de démolition. Un projet qui vise à faire place à un groupe hôtelier dès 2013. source:Presse-Océan.fr

    - C'est arrivé le 23 Mars 1933

    Hitler, dictateur
    Hitler, chancelier de l'Allemagne légalement nommé, obtient les pleins pouvoirs du Zentrum, groupe parlementaire catholique. Le programme nazi peut se mettre en place, les limites légales ont sauté... evene.fr

     

    Info/actualités

     oculi omnium in te sperant, domine

      


     - Bretagne Réunie, collectif d'associations : "Nous allons en effet déposer en avril 2012, avec la fédération des minorités nationales autochtones, une initiative citoyenne européenne, permise par le traité de Lisbonne, pour imposer le vote d'une loi-cadre au Parlement européen", la Loire-Atlantique a été séparée des quatre autres départements bretons en 1941 par un décret du maréchal Pétain ...


     

    *** Mardi 6 décembre ***

    Les républicains espagnols en bretagne, conférence le 6 décembre ... certains s'engagent alors dans la résistance en Bretagne et en Loire Atlantique ... http://nantes.indymedia.org/article/24779

     

    Les bombardements de Nantes, la ville détruite, la ville reconstruite - Conférence par Gildas Salaün, le 10/11 à 18 heures à la Maison des Hommes et des Techniques ... nantesrenaissance.fr

     


     

    Info/actualités

     

    Info/actualités

     

    La Tour type Fl 250 de St-Marc-sur-Mer (commune de St-Nazaire), unique en France, avec son mess de marine, risque d'être menacée par un projet immobilier qui prévoit sa destruction. Un monument emblématique ...

     

       atlantikwall ...        la DRAC prévoie de rendre un avis...

     


     

    Info/actualités

    Le village où était enterré l’ex-bras droit d’Hitler ne voulait plus des rassemblements de néonazis.

    Les néonazis allemands devront trouver une autre destination que le village bavarois de Wunsiedel le 17 août prochain. Depuis 24 ans, ils avaient pris l’habitude de se rendre en pèlerinage sur la tombe de Rudolf Hess le jour anniversaire de la mort de l’ancien bras droit d’Adolf Hitler. Mais la tombe vient d’être détruite et les cendres de Hess vont être dispersées en mer, rapporte le quotidien local Süddeutsche Zeitung.

       la suite ...

    lire aussi ... la tombe des parents d’Adolf Hitler, Alois et Klara Hitler, a été retirée.

     


    Info/actualités Info/actualités

    contenu supprimé
    Info/actualités


  •    VidéosMichel Ragon

     

     

     Vidéos

        Bombardement du jeudi 16 septembre 1943  Où étiez-vous le 16 septembre 1943? (TV7)

     

       Bombardement du jeudi 16 septembre 1943 Souvenirs de Simone Clabeau à Nantes (memoro.org)

     

    Bombardement du jeudi 16 septembre 1943  Témoignage et exposition à la S.G (TV7)

     

    Bombardement du jeudi 16 septembre 1943 FR3 Les bombardements; les otages

     

    Bombardement du jeudi 16 septembre 1943 Nantes, ville ouverte (note:48 otages exécutés pas 50)

     

     Bombardement du jeudi 16 septembre 1943   Bombardement du jeudi 16 septembre 1943   Bombardement du jeudi 16 septembre 1943  L'histoire des 50 otages (PatrickDeNantes)

     

    Bombardement du jeudi 16 septembre 1943 De Francois Gauducheau

     

     

     

     


  • Encore + de liens...

    Liens sur la Loire-Inférieure

    http://67400.free.fr/monsiteweb/resistance%20Represailles%20apres%20la%20mort%20de%20Karl%20Hotz.htm

    http://histoire.bournezeau.free.fr/p12/jean_grolleau.htm

    http://georges.douart.free.fr/nantes/nantes_textes/Nantes_03_bombes.pdf

    Nantes 1943 : le procès des 42  http://ftpf.procesdes42.pagesperso-orange.fr/ENCOURS/ftp2.htm

    Carlos Fernandez, des résistants communistes espagnols à Nantes   Rail et Mémoire : Fernand Cipière

    Archives de Nantes à Fribourg : Louis Oury et Peter Bierbrauer

    I.N.A incontournable avec son moteur de recherche

    La collaboration en Loire-Inférieure de Christophe Belser

    Marte Rosenthal : être Juif en Loire-Inférieure - document pédagogique

    Le Grand Blockhaus, le Musée de la Poche de Saint-Nazaire   Les Archives de Nantes - Frernand Soil 

    http://poche.st.nazaire.pagesperso-orange.fr/index.html 

    http://www.archeosousmarine.net/nantes1943_2.html

    http://www.lelancastria.com/Saint-Nazaire-avant-pendant-et.html

    http://chouannerie.chez-alice.fr/Henri_Mainguy/Textes/A00_accueil.htm

    Document pédagogique du CNRD

    Rapport du "Bomber Command" des opérations de nuit du 7-8 mai 1944

    Les plaques commémoratives  Photothèque -Nantes, bombardements

    http://archivesnantes1941.blogspot.fr/p/liste-des-articles.html

    Liens généraux 

    http://www.crdp-reims.fr/memoire/liens/ressources_2GM.htm  http://www.thirdreichruins.com/buchenwald.htm

    http://seconde.guerre.mondiale.pagesperso-orange.fr/histoire.htm   ajpn.org  

    Planète.liberté, la chronologie de la déportation   Chronologie d'Indenburg à Nurembureg

    www.39-45, une collection inédite de documentaires    www.39-45 : Laval      

    Daniel Cordier sur Jean Moulin               

    Tombe & sépulture, de Marie-Christine Pénin   Atlantiwall, le forum du béton féraillé...

    De Claude Rochet, qui étaient les résistants?

    Le Grand Blockhaus, le Musée de la Poche de Saint-Nazaire

    Georges Moréas, la Police sous l'occupation Allemande

    Archives 39/45, bases de données photo. sur la Normandie   Le blog de Diberville, Saviez-vous que?

    BunkerSites   J.M Colombier, photos-bunkers 

    http://www.duhamel.bz/souvenir/1942.htm    Sgt Sharch

    Divers liens 

    https://youtu.be/SqcmCot6SFI

    Un blog assez inédit  +http://www.thirdreichruins.com/   http://ww2gravestone.com/ http://deuxiemeguerremondia.forumactif.com/t12320-partageons-nos-liens

    Le Marquis de la Ferronnays °1876 †1946 - ouvrage mémoriel

    http://www.ww2incolor.com/dramatic/   http://www.icc-edition.fr/index.html

    Odile Halbert, généalogiste - le 04/05/1903 à Nantes

    Laurent Tangre, un photographe engagé par de belles photos   New-york photos des années 40

    Comment était Locmaria pendant la guerre   

    Forum d'archi...  Silent Hunter

    belleindochine.fr      Le Laos

    Visites virtuelles de Nantes par quartier - et  Valery Joncheray.fr

    Encore + de liens...


  • Notre vie se partageait entre Nantes et Orvault. Des réfugiés nantais nous avaient demandé à disposer du jardin pendant les alertes où ils avaient construits une sorte d'abri contre les éclats de la D.C.A  qui tombait dru et, sans doute aussi en cas de bombardement... J'ai trouvé dans la terre des balles avec des douilles, et sur le sol un casque anglais percé d'un trou de balle. Il y avaient des résistants à Orvault et notamment en bas du Bourg, chez les Jouy-Leduc... 

    Le 28 mai : beau dimanche de Pentecôte où le feu est apparu en pleine nuit, sous la formes de fusées suspendues à des parachutes descendant lentement sur la ville, illuminant la cathédrale. Des projecteurs se croisant dans le ciel à la recherche d'une cible et les tracés lumineux de la D.C.A ... un équipier, Villeneuve, est arrivé en retard et tout essouflé, dit, qu'il tombait sur la ville des "nuées de parachutistes"! ... Je faisais la navette entre le Poste de Commandement et notre cave où De Charette, des Equipes Nationales, me demandait "ça va chef ?"; ce même de Charette devait, plus tard apposer le tampon F.F.I sur nos laissez-passer antérieurs à la Libération et déjà tamponné par l'occupant.

    La Moutonnerie - Le Services des eaux : Les bassins filtrants du Service des Eaux et la prise d'eau sur la Loire ont reçus les bombes (1) .../... le spectacle des corps enchevêtrés, comme vissés sur eux-mêmes, entièrement déshabillés mais couverts de poussières mêlées de sanie, plus épaisses là où la peau est poilue .../... le brancardier Dupont m'aide à dégager chacun des corps que nous sentons encore chauds dans nos mains nues. L'identification se fera sur place et les cadavres seront emportés vers la place du Ralliement, là où se font les mises en bière... nous rejoignons l'équipe de Mme Chevalier " l'équipe des morts ", qui, de semaines en semaines, sans relâche, recherchait les corps... Nous partons à la recherche des débris humains dispersés sur une grande surface... la toile et la corde des parachutes récupérés sur les toits étaient d'exellentes qualité; mais c'était théoriquement défendu ...

    Le 7 juin : Ouf! - Enfin! toutes les équipes sont sauves .../... nouvelle organisation de sortie des Equipes Croix-Rouge du secteur centre; il n'y aurait plus de sorties en masse. Trop dangereux. On parlera de groupe, avec la présence d'un brancard, deux brancards, tels brancardiers, secouristes et infirmières nommément désignés...

    Le 8 juin, ma femme écrit et fait allusion aux bombardements de la veille : le pont de la Vendée est coupée et Saint-Sébastien très touché. Ce matin, autres bombardements sur la gare de l'Etat et boulevard Victor-Hugo. Cela chauffe donc dur!

    Le 15 juin, elle écrit : nous venons d'être bombardés - Ce matin les bombes sont tombés place de l'Ecluse - La sacristrie de la Cathédrale est écrasée avec le pauvre curé de Saint-Pierre dessous - La chapelle de la Retraite et la maison des Ports (Portzampart, rue du Roi Albert est en feu et en ruines) - Elle annonce la mort de Mr Cornulier-Lucinière, rue d'Aguessau et elle termine par " pas d'objectifs atteints, le pont de Pirmil est toujours debout ". Mes notes du 15 juin, font état notamment de ma sortie avec deux brancards en reconnaissance dans le quartier Saint-Pierre, la Retraite et quai Malakoff; je me souviens à Rosmadeuc, de la  voix de Drouet perché sur le toit des Chambelles pour prévenir des avions, qui avec son téléphone, disant : "attention! je me retourne c'est pour vous! Et nous avons senti le sol et les murs osciller. Après, le 23 juin c'était le bombardement de la gare du Grand Blottereau.

    Le 16 juillet fut la date du bombardement sur Pirmil; Marie-Antoinette dans sa lettre du 25 juillet, a écrit : cette semaine, nous avons eu un bombardement du coté de Pirmil, le quartier Saint-Jacques a été assez touché - Deux avions Anglais sont tombés en flammes dans les parages du pont de la Mornière - Cette nuit, nous avons eu de très gros passages d'avions - Dans la nuit précédente Donges à recu 200 bombes. Vous avez dû entendre les bombardements. Nous avons entendu et senti la terre frémir! - Dans sa lettre du 27 juillet, elle relate l'arrestation par les Allemands de Mr Abel Durand, Président du Secours National à Nantes, (heureusement son train n'a pu parvenir à sa destination).

    Mr Caillaud avait fait état de 7 bombardements en juin et 10 en juillet, sur la ville et sur les gares.

    Sans date : les Allemands vidaient les camps et les prisons. Je retrouve la trace du passage de trois convois à destination de l'Allemagne. Une note de ma femme mentionne le passage du convoi de déportés politiques, avec parmi-eux la présence du Général Audibert. Sur ce sujet, je renvoie à ce que mentionne l'ouvrage de Mr Caillaud " Nantes sous les bombardements ".

    Les troupes allemandes en retraite cherchaient à s'emparer de moyens de transports et les véhicules de la Défense Passive excitaient leur convoitise. Ce qui étaient grave, c'est que les policiers allemands ont arrêtés de jeunes équipiers de la D.P et de la C.R, et ils les avaient fait conduire au centre de regroupement installé rue de Gigand, dans la propriété de l'Externat des Enfants Nantais... Première étape avant leur transport en Allemagne.

    Le responsable de ce camp était un Français, que j'avais rencontré en présence de mon cousin Michel Champenois .../... nous y avions tous reçu des faux papiers et sans doute le responsable de ce camp n'était-il pas innocent dans certaines évasions. Le jeune Pichelin, ainsi conduit rue de Gigand, qui avait reçu la visite et les conseils de Jacques Vincent et moi-même, s'était évadé.

    __________

    A tous ces signes, nous sentions venir notre délivrance, mais combien longues allaient être les semaines du mois d'août. 

    (.../...)

     

     


  •  Le 12 août 

    Par un entretien téléphonique avec Mr Bernard Mallet, j'avais acquis la certitude qu'aussitôt le départ des Allemands, lui et un certain nombre de personnalités réputées "collaboratrices" seraient arrêtées. Or nous n'étions plus que trois avocats présents en ville, M° Tabart, mon ami Palan et moi. Pour celà j'eus un entretien avec Palan qui soutint que mes informations sur des arrestations étaient fausses. Mais il consentit à m'accompagner chez le Président , Mr Dubost, (dont le fils était à l'équipe du Centre) pour en parler. Le Président pris l'information très au sérieux, et peut-être avait-il reçu d'autres avis mais en tout cas la décision fut prise de faire revenir à Nantes l'ancien Bâtonnier, et mon père réfugié aux Couets. L'exécution m'en revenait et par des relais de poste à poste de la Croix-Rouge, mon message fut porté à mon père par une estafette. Et mes parents se trouvaient rue Crébillon le 12 août.

    Les Allemands avaient quittés définitivement la partie nord de l'agglomération et avec eux sont partis les groupes "doriotistes" et d'autres satellites. Nous avons vu ceux-ci se rassembler en uniforme noir et disparaître.

    Cette nuit du 11 au 12 août, nous avons entendu les bruits de canons, celui des explosions et le crépitement des incendies. Le matin du 12, on m'a montré gravissant les marches du perron de la cour d'Honneur de la Mairie, Mr Constant, qui me dit-on, remplacera Mr Orrion comme Maire de la ville. (Mr Orrion avait l'estime de tous ceux dont il avait partagé le sort à l'Hôtel de Ville).

    La cour d'honneur centralisait beaucoup d'attention. Aux fenêtres de la galerie du premier étage, une personne présentait à la foule les drapeaux qui seront arborés pour l'arrivée des Américains, mais aussitôt retirés, car leurs troupes n'étaient toujours pas entrée en ville. J'avais accepté de bonne grâce des bouts de ruban tricolore que chacun arborait sur ses vêtements, mais que je considérais comme un enfantillage, étant allergique au port d'insigne quel qu'il soit.

    Le premier drapeau ainsi montré, était celui des USA et ma protestation fut vite réprimé par mon voisin Mr Papillon, avoué, qui me conseille d'être plutôt prudent. Vers 11h00 est arrivé le groupe des F.F.I demandant audience à Mr Orrion .../...

    Vers midi deux voitures américaines sont arrivées et la foule s'est précipitée vers eux pour avoir des cigarettes. Les Américains ont demandés à être conduit au pont de Pirmil, en reconnaissance des positions occupées sur l'autre rive du fleuve par les Allemands qui étaient les objectifs de leurs cannoniers. Mr Caillaud m'a désigné pour les y conduire .../... Vers cinq heures de l'après-midi est arrivée le gros de l'armée américaine avec des tanks passant à toute allure; celà avait un air beaucoup plus militaire .../... et nous entendions le soir le miaulement des obus américains qui passaient au-dessus de la ville. L'heure de police était maintenue à 21h, ce qui était fort heureux pour éviter les beuveries nocturnes qui dégénéraient en disputes ... en fait, avant de nous coucher, nous avons vu passer dans la rue déserte, une patrouille de soldats américains chargée de faire respecter le couvre-feu; mais chacun avait manifestement fêté son entrée à Nantes et se pendait au bras d'une fille.

    Après le 12 août

    Jusqu'à ce que les Allemands abandonnent définitivement leurs positions, nous avons tous été, Défense Passive et Croix-Rouge, présent, de jour et comme de nuit; avec notre vie ponctuée par les passages d'avions, les tirs de D.C.A et les obus passant sur nos têtes. Au poste de Dobrée, il a fallu interdire aux équipiers de monter sur la terrasse de la plus haute tour d'où ils aperçevaient la rive sud, car leur présence nous a valu quelques obus allemands sur le quartier. La C.R continue la distribution de lait et la Défense Passive s'affaire au déminage et au désamorcage des bombes. Nous voyons amener à Rosmadeuc les chapelets de mines et les poches de poitrine débordaient de crayons de dynamite : c'étaient pour nous des camarades, .../...Gendron et Tahar ont trouvé la mort. Le dimanche 13 août le quartier Sainte-Croix se trouvait cerné par les F.F.I qui recherchaient des Allemands et des collaborateurs, ... j'ai vu un officier Allemand en uniforme, qui, les bras levés, venait se rendre. Les F.F.I qui étaient aux avants postes de Pirmil face aux Allemands, se sont plaints devant moi d'être trop peu nombreux et jamais relevés.

    Le 15 août, nous avons défilés jusqu'aux tables du Monuments aux Morts où devait se dérouler le salut aux couleurs; j'étais en serre-file de l'équipe de la Croix-Rouge, faisant scander le pas. Nous y avons entendu un discours qui était un appel à l'épuration et à la vengeance. Ont pris la parole, Mr Jacquier, Commissaire de la République pour la Région d'Angers (Michel Debré dit Jacquier), le speaker de Radio-Londres, le Lieutenant de Vaisseau Jean Marin ... Mr Orrion avait été interdit .../..., puis ce fut une manifestation de cris aux "vive Orrion". Archives municipales

    Nous allions connaître de sombres jours, des vengeances pour des causes étrangères à la collaboration. Aux divisions nées du fait de l'occupant allemand allaient s'ajouter d'autres fractures entre Français.

    Le 18, deux officiers canadiens devaient prendre le contrôle de la Défense Passive ... ce 18 août, notre visiteur était le Lieutenant Brandin (nom d'emprunt qui cachait une désinence juive), qui était venu s'entretenir avec mon ami Palan, le futur Secrétaire Général du Préfet, et mon cousin Alexandre Vincent. Brandin venait à Nantes, pour mettre fin à la parution du Phare de la Loire qui avait paru pendant toute la durée de l'occupation, sous contrôle allemand, et qui avait prétendu paraître "libérée" le dimanche 13 août ..., le premier numéro de la "Résistance de l'Ouest", daté du jeudi 17 août, annonce la disparition du Phare (.../...) Le Lieutenant Brandin qui venait de Londres s'imaginait qu'en France occupée, s'était instauré partout un véritable culte au Maréchal Pétain, or nous avions été coupés de Vichy par une sorte de frontière, sonnés par les Allemands puis par les Américains ...

    De cette époque, à la Libération, il nous restaient dans notre salon encore plusieurs centaines de casques datant de 1914-1918 qui ont été remis aux F.F.I.

     La Libération de Nantes ... suite

                           


  •  

    d'après les notes de Marie-Antoinette Les rapatriés

     Message : BLOG en suspens ... actuellement









    Les rapatriés    

     

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  •     39 Photos inédites

    Deux volontaires de la Défense Passive (lieu non-identifié) - Rue du Moulin : 2 membres de la Défense Passive escaladant le squelette métallique et les gravats du bâtiment des Grands Magasins Decré (à l’arrière plan, le clocher de l’église Sainte-Croix).


                    

    Rue du Calvaire, les immeubles en ruine (à l’arrière plan, l’église Saint-Nicolas) - Deux volontaires de la Défense Passive [lieu non-identifié].

                    

     Rue de l’Arche-sèche : vue prise du pont de l’Arche, en direction de la place Royale - Rue du Calvaire : les immeubles en ruine (à l’arrière plan, l’église Saint-Nicolas).

                    

     Rue de la Marne : le squelette métallique du bâtiment des Grands Magasins Decré (vue prise à l’angle de la rue de la Marne et de la rue de la Poissonnerie) - Rue du Calvaire, rue Boileau : le Grand Bazard Nouvelles Galeries en gros plan.

                    

    Place de l’Hôtel de Ville. Les ruines de la pharmacie de l’hôtel de ville depuis la cour de l’hôtel - Vue générale de la place Royale avec la fontaine cernée d’immeubles en ruine.

                   

    Quai de la Fosse : Les quais ruinés en aval du pont transbordeur (photographie prise du bas de la butte Sainte-Anne) - Quai de la Fosse, quai Ernest Renaud : les grues du port et un navire coulé face à la compagnie Worms (photo prise du bas de l’escalier de la butte Sainte-Anne).

                   

    Place de l’Hôtel de Ville : un immeuble en ruine - Lieu non identifié [sans doute rue du Calvaire] : les décombres vus à travers une porte en fer forgé.

                   

    Lieu non identifié [sans doute rue du Calvaire] : la rue noyée sous les décombres - Rue du Calvaire : la rue en ruines, avec personnages.

                   

    Rue du Calvaire : la rue en ruines, avec personnages dont un au premier plan, notez l'expression du visage (le photographe?) Rue de la Pérouse, Place Royale : les décombres d’un immeuble bouchant la rue de la Pérouse vers la Place Royale, derrière un véhicule brûlé.

                   

    Immeuble de la butte Sainte-Anne en ruine et navire coulé face à la compagnie Worms (photographie prise du haut de la butte Sainte-Anne) - Lieu non identifié. [sans doute rue du Calvaire] : amoncellement de poutres métalliques et de gravats derrière une rue pavée.

                   

    Rue Racine : la rue noyée sous les gravats au niveau du café des Arcades - Rue du Calvaire, rue Boileau : le Grand Bazard Nouvelles Galeries en gros plan.

                   

    Rue de l’Arche-sèche : les décombres au pied de l’escalier, avec personnages - Place Royale : un soldat Allemand et des Nantais de dos, devant la fontaine de la Place Royale entourée d’immeubles en ruine, la statue est toujours debout.

                    

    Quartier Doulon : les maisons en ruines - Quai Brancas : l’Hôtel des Postes et Télégraphes et la rue de la Pérouse en ruine.

                    

     Lieu non identifié : [sans doute rue du Calvaire], ruines du magasin "Le Chat Noir, meilleur marché de Nantes" - Rue de l’Arche-sèche : vue prise du pont de l’Arche, en direction de la Place Royale.

                    

     

        

    Suite dans ce diaporama. Quartier Sainte-Croix, un homme regardant des poutrelles métalliques tordues, des Grands Magasins Decré ??? Sans doute s'agit-il du photographe de ces photos qui lui-même se prend à l'aide d'un retardateur ou son assistant, ou un ami de celui-ci ??? et que l'on retrouve sur plusieurs des photos. slide n'existe plus et remplacement par flickr 

    http://www.flickr.com/photos/82790936@N02/show/

     

                       Crédit-Photos : (pour des photos plus nettes) 

                            Merci à M270 & Frantz, du forum du béton féraillé...

     

     

     


  •      L'étoile de David

    J'ignorais l'obligation qui avait été faite aux Juifs de porter une étoile jaune et n'avais aucune notion de ce que pouvais signifier l'Etoile de David. Lorsqu’un matin, place Royale, j'aperçus un couple, déjà âgé, que je savais tenir une boutique dans le centre ville. Il était arrêté au coin de la rue Lapérouse sur le trottoir, face à la place, et portaient l'un et l'autre une étoile jaune bien vue. Il n'y avait personne d'autre sur ce coté de la place et j'ai été frappé par la tristesse grave de leurs deux visages; ils étaient comme deux mannequins dans une vitrine et ne se parlaient pas. Je n'ai jamais vu d'autres personnes ainsi signifiée. Je les ai revus, après la Libération, accoudés à leur fenêtre, rue des Carmes. Je ne sais comment ils avaient survécu entre-temps.

    * Du XIVe au XVIIIe siècle, cette étoile de David fut largement diffusée dans la communauté juive qui en fit un symbole, celui de la Rédemption. Le port de l'étoile fut imposé par les nazis, comme signe d’identification des Juifs, causant la mort de six millions de personnes issues de cette communauté. En savoir plus ...

     

       

     

    Pendant la période d'occupation, en 1943, nous savions que les boutiques et les entreprises appartenant aux juifs avaient été mises sous séquestre. Leur gérance était habituellement confiés aux Arbitres de Commerce, administrateurs judiciaire et Syndics de faillite près le Tribunal de Commerce. Nous avions appris que des confiscations avaient été pratiquées et une association, gérée par deux Français, le C.O.S.O.R, (qu'il ne fallait pas confondre avec le Secours National), occupait à partir de décembre 1943, sur réquisition préfectorale, le grand magasin d'angle (les Papiers Peints Leroy), situé au rez-de-chaussée et appartenant à mon beau-père, situé juste en dessous de notre appartement (.../...). A Noël, le C.O.S.O.R annonçait une distribution de jouets aux enfants de prisonniers; il y eu foule, mais rien n'indiquait qu'ils provenaient des biens confisqués aux Juifs (.../...) 

     

        

         Le S.T.O - le marché noir

    Le bâtonnier nous convoqua tous un jour pour nous faire part des instructions qu'il avait reçu officiellement, au sujet du STO. En fait, on ne voyait pas très bien quelle contribution pourrait nous être demandée à l'effort de l'industrie allemande. Mais il y eu au moins un confrère à paniquer, alors que ses aptitudes le portaient surtout vers les beaux-arts et l'archéologie.

    Pour quelques gens, la municipalité avait permis à beaucoup de jeunes sans travail et proie désignées pour le STO, de s'engager dans des équipes de déblaiement contre rémunération.

    Après  le pillage des magasins, sous les charges de prélèvement au profit de l'Allemagne, de l'inflation des francs d'occupation, peut-être de fausse monnaie profitant aussi bien aux agents des alliés qu'à ceux des occupants, de la déportation en Allemagne de la main-d’œuvre française, du ralentissement de l'activité économique, et sans doute d'autres facteurs, nous avons connu la pénurie, et le marché noir s'est organisé ainsi que le troc : nous avons connu la pénurie et ma mère se privait, car elle ne faisait que renouveler ce qu'elle avait fait à Versailles pendant l'autre guerre, donnant ses cartes de pain aux lycéens et il fallait se fâcher pour limiter ses libéralités. Contre quelques secours juridiques nous avions pu avoir de la viande grâce à un client boûcher. Mme Jouy a un jour fourni des œufs à ma femme; celle-ci est allée en bicyclette jusqu'à Mormaison, où sa famille possédait quelques fermes; elle en revenait sur sa machine surchargée de toute part, avec du beurre, des pâtés, des pois secs, et pédalant à grande-peine les jambes écartées, ce qui attirait l'attention des contrôleurs postés à l'entrée de Nantes à l'affût des revendeurs du marché noir, mais qui laissait passer le ravitaillement familial.

    Les vrais trafiquants, eux, transportaient la viande, soigneusement emballée morceaux par morceaux dans une serviette, le tout placé dans de belles valises plates qu'ils faisaient chargés sur le toit de l'autocar qu'ils empruntaient. J'en ai été un jour le témoin. Beaucoup de personne firent fortune de ce marché là.

     

      - Fin de l'article -

        

     

     

     

     

     

     

     

     


  •    Leni Riefenstahl, arts and propaganda films

    Le retentissement de l'affaire des otages de Nantes, Chateaubriand et Paris, Bordeaux, à été national. La réaction des Nantais à d'abord été celle de la stupéfaction, de l'interrogation puis de l'indignation et de l'horreur face aux Allemands.

    Les Nantais se sont rendus compte du vrai visage de l'occupant, la ville entière était endeuillée.

    De nombreuses personnalités civiles ou religieuses, des Nantais inconnus, se sont manifestés pour la défense des otages. Parmi eux, des offres de sacrifice volontaire en échange de la vie d'otages. Armel de Wismes, historien Nantais relate cette époque.

    C'est une page douloureuse de la ville de Nantes aujourd'hui parfois méconnue des Nantais eux-mêmes.

    La responsabilité ou non de Pierre Pucheu, ministre de l'intérieur à Paris, fait encore l'objet d'une controverse, quand à la désignation des otages. Entre Paris le gouvernement de Vichy, Berlin et Nantes, des décisions se sont prises pour établir les noms des otages. Il fallait exécuter des otages de tous bords politiques pour marquer "la sanction allemande" auprès de l'opinion publique; il fallait donc des otages qui ne soient pas que communistes. Des tractations et négociations ont pu aboutir à une liste de 50 otages. 

    Les exécutions d'otages n'ont pas eu les effets escomptés de la "punition" allemande et ont contribués à renforcer la résistance et multiplier les attentats et sabotages de part la France; A Nantes, la traque des terroristes était intensifié par la SD associée à la SPAC (rebaptisé SRMAN). La Police française s'active pour rechercher les "terroristes". (Les groupes Résistants Hévin, Vandernotte et Max Veper sont dénoncés). En juillet 1942 une vaste opération d'arrestations est menée: 143 personnes sont ainsi interpellées...  en janvier 1943, s'ouvre à Nantes le procès dit des « 42 »; en réalité, 45.

    La population Nantaise est "coléreuse", même la Police refuse le salut aux officiers Allemands rapporte l'état-major.

    En dehors des réseaux de résistance datant du début de l'occupation, il existait une forme de soulèvement populaire qui alimenta les maquis de la région. Le maquis de Saint-Mars-la-Jaille, de Saffré, maquis de Domeschne et de Juigné, de Princé ... et comme presque toujours il y eu des dénonciations.

    (Photo : Leni Riefenstahl, arts and propaganda films)

     

     


  •    Aristide Martineau était tout jeune avocat maritime (L'Ouest-Eclair du 21/05/1937). Engagés comme chef des Equipes d'Urgences à la Croix-Rouge et avec sa femme Marie-Antoinette comme infirmière, ils relatent tout deux les moments passés à Nantes et leur soutient auprès des prisonniers et déportés, en mission dans la Sarre. Cette deuxième partie qui comporte 100 pages n'est pas dévelloppée actuellement dans ce blog. Son expérience dans les camps de réfugiés est comme il dit "sans commune mesure avec ce que nous avions déjà vécu à Nantes et fut une expérience spirituelle parfois éprouvante", "l'appartenance à la Croix-Rouge nous valait un supplément d'idéal qui dépassait l'appartenance à une nation ...", "en retour nous avons reçu un cadeau magnifique, la clef qui ouvrait le contact avec les autres, la possibilité de connaître, de comprendre et d'être acceptés par les hommes quels que soient leur milieu social, la couleur de leur peau, leur race, leur culturel, leur croyance ou leur philosophie, un dépouillement de préjugés, de traditions purement formelles ...".

    La motivation de publier une partie des notes de Aristide est lié à mon intérêt pour l'histoire familiale de cet aïeul pendant la guerre. Il ne s'agit pas içi de trouver une forme d'objectivité ou de jugement sur cette période historique. Ce blog conserve donc une partie familiale qui est à prendre comme tel et sans tabous. (Le carnet de notes personnel de Fernand Soil ici  retrace cette période).

    Plusieurs écrits et critiques ne sont pas répertoriés dans ce blog, notamment sur les évacuations civiles de la "Poche" près de St-Nazaire, qu'il n'est pas possible de regrouper içi; également sur des bulletins, la correspondance de la Croix-Rouge ainsi que des notes sur les Américains; et bien-entendu, un plein d'anecodes familiales et de noms de personnes dont ce vieil Oncle et Marie-Antoinette étaient friands, ... il est aussi peu question de Jean Martineau qui n'a pas laissé de notes sur ses activités à Tharon, associé à ses fonctions, avec le Lieutenant Commandant de Gendarmerie à Paimboeuf. 

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    "J'allais vivre la guerre pour la deuxième fois" ! dit Aristide Martineau.

    Tout jeune, j'avais connu la Guerre, la première mondiale, principalement à Versailles, avec les cartes de ravitaillement; les alertes, les bombes tombées du ciel dont nous allions voir les méfaits le lendemain matin, les Zeppelins allemands et les Dirigeables français qui passaient au-dessus des maisons; le Grand Canal sous ses camouflages; les sacs de sable devant les façades du château; la "Grosse Berta" alors que j'avais commencé à fréquenter le Lycée Hoche où l'on nous avait fait descendre dans les caves; les cortèges de réfugiés; les lueurs du front en 1918 que nous allions voir, la nuit, aux lucarnes des greniers; "la grippe espagnole" et le dévouement de ma mère pour ensevelir les morts jusqu'aù jour où elle-même en fut atteinte; puis les salves des canons devant nos fenêtres, sur la Place d'Armes, le 11 novembre 1918; et, pendant ces années, mon père, mobilisé et souvent absent, ses récits sur le fort de Vaux, ma mère faisant face à une relative pauvreté, sans personnel domestique, avec ses trois aînés; et le quatrième qu'il avait fallut placer à Oudon où la vie matérielle était mieux assurée .../... J'ai beaucoup appris de mes parents : le sang-froid, le dévouement aux autres, le respect des plus démunis et leurs différences.

     La Déclaration de Guerre, en 1939, n'était que l'aboutissement d'un long processus ... 

    Et en dehors de tout jugement sur la conduite des opérations militaires et de la politique pratiquée en France, celle-ci nous avait paru vidée d'une grande partie de sa population au nors et à l'est et atteinte de congestion dans le Midi où avait reflué la population. Les "élites" en avait fâcheusement montré l'exemple; et l'embarquement des Parlementaire sur le Massilia et les propos versatiles du chef du Gouvernement, Paul Reynaud, n'avaient pas concrétisé un appel franc qui aurait pu faire naître un sursaut et justifier un repli sur l'Afrique du Nord pour y poursuivre le combat. 

    L'appel du 18 juin ne nous est parvenu qu'avec retard et déformé; et Churchill avait, de son coté, proposé à la France la fusion avec la Grande-Bretagne tout en coulant nos navires. L'Armistice allait permettre aux Français pris au piège du Midi, de rentrer chez-eux; et une reprise en mains par l'administration civile, malgré le contrôle pesant de l'occupant. Nous avions vu trop de gens démissionner. Plus tard, certains se sont engagés dans la Résistance, qui, en cet été fatal, avaient perdu courage et autorité.

    Par la suite, qu'allions nous connaître du Gouvernement de Vichy ? Nantes était sous occupation allemande et Vichy dans un autre monde ... Comment porter un jugement, n'ayant que de prétendues informations pour nous incontrôlables et partisanes ? En 1945, avec Marie-Antoinette, ma femme, nous avons réalisés auprès des "personnes déplacées" en Allemagne, ce qui nous avait été épargné. Peut-être nous dira-t-on : "Vous avez survécu", ou bien "vous vous êtes contentés de survivre", comme celà fut dit après la Révolution française. Mais nous avons fait plus que celà !

     

    Préambule  


  • Bref rappel historique du CNRD : La Loire-Inférieure voit une mobilisation sans enthousiasme, espère en la victoire, puis connaît les heures douloureuses de la défaite annoncée. Dès mai 1940, les réfugiés affluent, repoussés par l'avance allemande. Mi-juin, les troupes anglaises débarquées en septembre 1939, refluent et rembarquent à Nantes et à Saint-Nazaire. Le 19 juin, les Allemand occupent Nantes, déclarée « ville ouverte ». Le même jour, à Saint-Nazaire, le cuirassé « Jean Bart », en voie d'achèvement, prend la mer pour gagner Casablanca. Le département s'installe alors dans l'occupation ; rationnement et réquisitions pèsent sur la population qui reçoit des tickets. Le marché noir se développe...

     

    Une fourmilière bousculée

    Les militaires

    La débacle, des troupes anglaises ont séjournées à Nantes - En ville, un soir, j'ai vu passer un camion : les soldats ivres qui encombraient les trottoirs y étaient jetés sans ménagement - Un après-midi chez Decré, un homme en uniforme anglais, allongé sur le sol, parraissait malade et des passants ont voulu le secourir; il est apparu alors qu'il portait une grande croix sur la poitrine. Etait-ce un pasteur ?

    L'Armée anglaise avait un entrepôt important à la Chapelle-sur-Erdre abandonné peu de temps avant l'arrivée des Allemands. Cet entrepôt a été dévasté et pillé par des civils français. Un matin j'ai eu la surprise de voir défiler un régiment français devant le Palais de Justice (des troupes françaises étaient cantonnées autour de Nantes)

    Les réfugiés

    Dans les mois qui ont précédés et suivi la Déclaration de Guerre, nous avons vu arriver à Nantes, venant s'intégrer à une Communauté Israélite très intégrée et estimée, car engagée surtout dans un commerce de qualité, d'autres israélites, peut-être Français, en tout cas parlant notre langue, qui ont commencé par ouvrir des boutiques d'un achalandage modeste... Nos premiers locataires ont été des Roumains, les Polanski, des gens aisés et charmants, qui nous avaient été recommandés par les Worms, ces derniers ayant eux-mêmes replié leurs affaires de Paris à Nantes où ils avaient déjà des intérêts dans les charbonnages et dans l'armement... Bientôt ils ne se sont plus sentis en sécurité à Nantes... et après la guerre nous avons appris qu'ils avaient péri du fait des nazis qui les avaient déportés et que seule une toute jeune fille avait survécu (ce qui pour moi était un dur rappel du sort de ma famille paternelle, en 1793-1794, où un seul jeune garçon, Pierre 3 ans, avait survécu sur toute une famille). Bien des juifs installés à Nantes ont ainsi disparu, victimes de la barbarerie nazi.

    L'armée allemande ayant engagée le fer, les premiers réfugiés civils sont arrivés en gare de Nantes, précédant de peu le défilé des automobiles : Hollandais, Belges, Français s'empressaient alors de franchir la Loire pour foncer jusqu'aux Pyrénées et venir buter sur la frontière fermée du coté Espagnol.

    Une campagne de dénigrement se développait contre les Belges, dont le Roi s'était vu contraindre de capituler, tandis que le gouvernement français s'efforcait d'arrêter l'exode qui entravait les opérations militaires. Bientôt ce serait le passage des parisiens et même celui des bretons. Certains cherchaient à monnayer de l'argenterie contre de l'esssence (.../...). Nous avons hébergé gratuitement de nombreuses familles et la Garenne (sur la route du Chêne à Vertou) était pleine de réfugiés. (chez-nous, veuve Laud de Cambray Fabry de Bruxelles, Biégen d'Anvers, Delaunay de Tourcoin, notre ami James Govare qui fera parti de la Résistance, .../...) Duclert de Neuilly-St-Front, greffier de Paix, qui nous ont expliqués qu'ils avaient vu partir successivement la population civile et les autorités civiles, puis, laissés pour compte par leurs clients, ils n'avaient eu pas le choix que de partir à leur tour; et ils avaient emmennés les vases sacrés de l'église... (il est souvent question dans mon récit de Fortunat Demonceau qui avait quitté la Belgique en 1940 et qui a rendu d'immense services à la famille, et repartis en 1945 en emmenant le cercueil de leur mère, décédée pendant leur séjour, Vertou).

    Nous avons vu également arriver la soeur de mon père, Mère Marie-Thérèse Martineau, religieuse bénédictine du monastère de Saint-Louis du Temple, rue Monsieur à Paris. A Paris, les religieuses avaient d'abord pensé revêtir des vêtements civils, puis devant la rapidité de l'avance allemande, après avoir consommé dans la Chapelle, la réserve d'hosties consacrées, tout le couvent avait pris la route, à pied, dans le cortège des véhicules et des piétons qui s'éloignaient de Paris, dans un ensemble à décrire par un nouveau Callot : "Misères de la Guerre !".

    La vie succède au trop plein

    Ma femme payait son surmenage, du prix pour elle habituel : elle devait s'aliter. Les Guillaume refusait notre accueil et espérait une voiture attelée de chevaux. Mon jeune beau-frère Jacques Baranger après Londres sera finalement engagé dans les F.F.L et se battra en commando en Lybie. Nous recevions des messages transmis par la Croix-Rouge depuis Londres... Michèle Baranger regagnait la propriété la Bergerie en Billiers, et Renée Catrou avec la jeune Anne et ses parents, quittait la Courie en St-Augustin-des-Bois; l'enfant et sa mère enceinte se réfugiaient chez mes parents rue Crébillon. Des cousins fuyant leur propriété de Rieux, avec deux voitures, nous proposaient de nous emmener craignant d'être pris en otage par les Allemands. A Nantes, comme ailleurs, une partie de ceux qui se considérait comme " l'élite ", avaient pris la route.

    (.../...) Marie-Antoinette revêtissait sa blouse et sa cape d'infirmière de la Croix-Rouge, qui devaient, pensait-elle, la faire respecter par les Allemands, et se rendit à l'Hôtel-Dieu. C'est ce mercredi que les Allemands sont entrés en ville, et y ont placardé leurs premières affiches, s'essayant à rassurer la population sur leurs intentions : "Les soldats Allemands sont vos amis". Un avion Français ayant survolé l'Hôtel-Dieu fut pris en chasse par la D.C.A et des éclats de métal sont tombés. A la Garenne, mon beau-père a surpris un soldat français caché dans les bois et lui a procuré des habits civils (.../...).


  •   La Libération de Nantes 

    Le contexte : pour lutter contre le Bolchevisme, Laval collaborera en allant au-delà des attentes des Allemands. Il n'y a pas de différence entre un " Vichy de Pétain " et  un " Vichy de Laval " pour la France. Il veut préparer l'Europe de l'après-guerre dans une Allemagne victorieuse, mais il est l'homme politique le plus détesté des Français. En août 1944, les alliés sont proches de Paris, et avec Pétain, ils s'enfuient en Allemagne ...

    A nantes pendant ce temps, les Allemands, dans leur fuites, font sauter les ponts et les installations portuaires ..., les F.F.I précèdent les Américains et rentrent dans la ville de Nantes, enfin libérée. C'était le 12 août 1944, moments inoubliables.

    Le 14 janvier 1945, le Général De Gaulle fera à Nantes une ovation formidable; et n'est-ce pas à Nantes, qu'il a eu raison de le dire ? :)

     


    A Nantes, le mois d'août, marqué par la Libération, n'a pas été celui de la fin de l'occupation du département. Car jusqu'aù 12 août, les Allemands  balançeront leurs munitions, entre velléité de résistance et départ mêlée de panique, tandis que les Américains attendront aux limites nord-ouest que celà mûrisse, ... et cela mùrirat mal.

    Le soir du 12 août, les patrouilles américaines auront remplacés les patrouilles allemandes dans le centre-ville; mais les Allemands, après avoir fait sauter les ponts de la Loire, tireront au canon sur la ville depuis les quartiers sud de l'agglomération; et le 29 août, ils occuperont encore pendant 9 ?? les deux cotés de l'embouchure du fleuve.

    Je relaterai nos souvenirs de ce mois d'août en trois paragraphes : "avant le 12 août", "le 12 août", et "après le 12 août".

    Avant le 12 août

    Nous sommes en principe consignés dans la ville et en permanence à la disposition du Poste Central où nous disposions de casernements; mais notre isolement n'est que relatif, car nous n'avons jamais occupé les couchettes au rez-de-chaussée de l'Hôtel Rosmadeuc, à coté de celles de Mr Caillaud et autres dirigeants ... 

    La ville est entourée de tranchées anti-chars et de champs de mines. Nous savons qu'une division blindée allemande vient depuis le sud de la France par l'ouest du pays. Les allemands qui ont leur bases sous-marines à St-Nazaire et se ravitaillent dans le pays de Retz vont-ils chercher à maintenir une tête de pont sur la Loire à Nantes ? la perspective d'un combat pour la possession de la Ville, place la Croix-Rouge, avec son statut international en 1er rang, avec la Défense Passive. cette dernière est d'ailleurs infiltrée, surtout par les FFI; de même que les Equipes Nationales, tandis que Mr Mabit le Directeur des Equipes d'Urgences, insiste pour que celles-çi conservent leurs effectifs et leur neutralité du point de vue militaire; sans complaisance pour l'Allemand et au service de la population, et que la Défense Passive lui apporte ses moyens en hommes et en matériel.

    Cela se traduit concrètement par l'installation et l'équipement d'une quarantaine de postes de secours de la Croix-Rouge à la périphérie de l'agglomération et par l'approvisionnement de celle-ci, en lait, acheminé par les équipiers; tel Mr Hervo, Ollivier et Villeneuve, à travers les champs de mines pour être distribué à la population ... Pour reprendre contact avec la laiterie de la Chapelle S/Erdre (sans doute à la Perverie), en gagnant la Jonelière en bicyclette, j'ai franchi la voute en partie effondrée de l'arche de pierre du pont de chemin de fer ... rétabli pour le Marquis Olivier de Sesmaisons (.../...).

    Et, comme il est important de se faire respecter par l'autre partie combattante : Jacques Vincent, l'adjoint de Charles Mabit : a été chargé de prendre contact avec les Américains, (alors qu'un flottement était apparent à partir du 4 août dans la partie allemande). Nous aurons d'autres occasions de rencontrer la méfiance des Américains : et ceux-ci vont d'abord considérer Vincent comme un espion, et pendant plusieurs jours, nous ignorerons tout de son sort.

    Pour équiper les 40 postes de secours, j'avais été honoré des "réquisitions" aux magasins de la Commune de Nantes; j'ai largement puisé dans le stock des brancards contre un engagement écrit et signé de tout restituer "au plus tard". Contre un engagement semblable à la Préfecture, je me suis fait remettre des bouteilles vides de vins fins que nous destinions à contenir du mercurochrome (.../...), tandis que se succèdent avis d'alertes, attaques d'avions en piqué et bruits d'explosions, les troupes allemandes se débandent et les Américains sont à nos portes.

    Beaucoup de Nantais se retrouverons en ville, comme le feront mon beau-frère Sauteron ..., le 4 août la population se rassemble en masse au bas de la rue Paul Bellamy et du pont Morand; elle s'apprête à recevoir les Américains avec des fleurs, mais ceux-ci ne se montrent pas et le commandement Allemand reprend ses troupes en mains. J'ai noté que le 11, le secteur Centre, a envoyé des renforts aux postes de secours : aux Vesprées, Dubost et Mlle de Trégomain, au Locquidy, Mme Talopp et Mlle Réau de Varenne. 

     

    La Libération  

         

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


      

     

     

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